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Donetsk

La mobilisation de combattants pour défendre prend une tournure urgente pour les séparatistes. Les renforts de combattants venus de se sont vraisemblablement taris depuis l'offensive ukrainienne de la semaine dernière, qui a coupé la République populaire de Donetsk (RPD) d'un accès direct à la poreuse frontière russo-ukrainienne. Pour faire face au manque de bras, les différentes formations armées défendant recrutent par les méthodes les plus diverses. Des femmes combattantes, des étrangers, des religieux, des hommes plus ou moins forcés, et même des enfants.

«Nous acceptons tous ceux qui viennent nous voir avec le désir de défendre leur patrie», explique Sergueï Mozg, l'un des dirigeants de la Brigade Vostok. Le Figaro a pu vérifier que plusieurs adolescents ont été entraînés par cette brigade au maniement d'armes de guerre, en particulier au tir à la kalachnikov. «Oui, nous avons au moins quatre mineurs entre 15 et 17 ans, reconnaît Mozg. Nous pensons qu'il vaut mieux qu'ils ne voient pas les horreurs de la guerre ou des gens fusillés. Mais nous sommes en temps de guerre, et il est bon qu'ils portent des armes, d'autant plus qu'ils ont reçu une formation chez nous pour se servir des armes.»

Baptême du feu

La direction de la brigade n'a pas autorisé Le Figaro à entrer en contact avec ces jeunes combattants, mais un volontaire adulte de Vostok a confirmé la présence d'adolescents. «Andreï a 15 ans. Il porte effectivement une kalachnikov», indique l'homme, qui préfère taire son nom. «Andreï faisait partie d'un club d'éducation patriotique et militaire et il est venu chez nous avec son professeur. Son père aussi combat parmi nous.» Malgré son jeune âge, le garçon a déjà l'expérience du feu. «La semaine dernière, Andreï est monté au front avec nous en tant que renfort sur une mission de combat, mais n'a pas eu à se battre. Il a tout de même essuyé un bombardement et découvert la peur», ajoute le combattant de Vostok.

Anciennement connue comme Bataillon Vostok, cette formation de combat dirigée par l'ancien patron régional du commando d'élite ukrainien Alfa , Alexandre Khodakovski, s'est déjà illustrée fin mai lors de la bataille autour de l'aéroport de Donetsk. Vostok avait alors perdu une trentaine d'hommes devant les forces ukrainiennes. Aujourd'hui, Vostok compterait 1200 combattants, selon Sergueï Mozg. «Nous ne faisons pas de publicité pour recruter, contrairement à d'autres», dit-il en référence aux affiches d'autres formations séparatistes qui recouvrent les murs de Donetsk. «Les gens viennent chez nous pour notre réputation.» Il admet que, durant les périodes de calme relatif, le recrutement se fait à un rythme très lent. «Mais les gens se ruent chez nous à chaque fois qu'il y a une offensive de l'adversaire. Et je peux vous assurer que personne n'est forcé à se battre chez nous», ajoute-t-il.

Enrôlements de force

Beaucoup d'habitants de Donetsk pensent le contraire. «Quand mon mari a disparu il y a deux semaines, j'ai tout de suite pensé qu'il avait été kidnappé par les hommes de Strelkov [le ministre de la Défense de la République autoproclamée]», explique une dame patientant devant le bâtiment où siège Igor Guirkine, dit «Strelkov». «J'ai fini par apprendre qu'ils l'avaient obligé à défendre sa patrie, c'est-à-dire à creuser des tranchées et à construire des barricades», raconte la dame, qui préfère rester anonyme pour ne pas risquer davantage d'ennuis à son mari. On lui a promis que son époux serait probablement libéré dans la journée.

La crainte d'être enrôlé de force dans une formation militaire préoccupe de nombreux hommes à Donetsk. «Je n'ai aucune envie de mourir pour la RPD», explique Roman Prigoun, un jeune cuisinier de 27 ans. «La plupart de mes amis ont fui Donetsk précisément pour échapper à cela. Très souvent, je me fais remonter les bretelles par des types armés qui me traitent de trouillard et de traître. Ils sont vraiment remontés contre ceux qui ne s'engagent pas.» Roman dit être resté à Donetsk parce qu'il veut conserver son travail et n'a pas d'économies. «De toute façon, maintenant il est trop tard pour partir. Je sais qu'ils ne laissent pas aux hommes en âge de combattre la possibilité de quitter Donetsk.»

Les forces séparatistes totaliseraient 15.000 hommes, selon le ministre de la Défense ukrainien, Valeri Gueleteï. Les forces loyales à Kiev dépassent les 40.000 hommes officiellement et le président a ordonné une troisième vague de mobilisation partielle dans le pays pour creuser la différence.

La Russie annonce des man uvres militaires à la frontière

La Russie a annoncé lundi le lancement de man uvres militaires prèsde la frontière avec l'. Selon Moscou, ces exercices aériens impliquant plus de 100 avions, dont des bombardiers ainsi que des chasseurs et hélicoptères, se déroulent dans les régions du centre et de l'ouest de la Russie. Elles doivent durer toute la semaine. Kiev n'a pas réagi. Mais, appuyé par ses alliés occidentaux, il accuse régulièrement son voisin d'attiser les tensions sur son territoire en fournissant un appui humain et matériel aux séparatistes prorusses.

En mars, les Occidentaux avaient critiqué la tenue des premières man uvres terrestres à proximité de l'Ukraine. Quelque 8500 soldatsde l'artillerie russe avaient alors été déployés. En mai, la Russie a annoncé avoir retiré ses troupes mais la semaine dernière, l'Otan a assuré que Moscou renforçait ses effectifs. L'Ukraine et la Russie s'opposaient aussi lundi sur les raisons qui ont poussé 438 militaires ukrainiens à franchir la frontière au cours de la nuit. «Ils en avaient assez de la guerreet ne voulaient plus y prendre part», a dit un porte-parole des gardes-frontières russes. Pour les autorités ukrainiennes, qui tentent de négocier leur retour, ces soldats se sont rendus en Russie après avoir été pris en étau pendant plus de trois semaines entre la frontière, à l'est, et les séparatistes prorusses, à l'ouest.


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