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Alors qu'il présentait des résultats semestriels plutôt moroses, le président de HSBC, Douglas Flint, s'en est pris aux régulateurs du secteur financier. Pour le dirigeant de la première banque européenne, présente dans 74 pays, la prolifération de règles de plus en plus fragmentées commence à poser un sérieux défi au secteur. Ces réglementations touffues, édictées par les États sans souci d'harmonisation, ont pour objectif de remédier aux excès qui ont conduit à la crise financière. Mais selon le banquier, leur portée a largement dépassé ce but louable.

Au lieu de se contenter d'encadrer le secteur, elles feraient vivre les financiers dans la crainte de futures amendes et annihileraient ainsi leur capacité à prendre des risques même raisonnables. Le dernier exemple en date de sanctions bancaires a concerné BNP Paribas qui a écopé en juillet d'une de 9 milliards de dollars pour violation d'embargos américains au Soudan, en Iran et à Cuba.

«Il existe un danger bien visible et toujours plus prégnant d'une aversion au risque démesurée s'insinuant dans le processus de prise de décision de nos sociétés et de nos salariés, lesquels, se demandant ce qui pourrait bien faire l'objet de critiques a posteriori et percevant une absence totale de tolérance à l'erreur, cherchent à protéger la société et eux-mêmes de toute sanction future», a dénoncé Douglas Flint, qui fustige la suprématie de ce principe de précaution dans sa propre maison.

Au sein de , 800 millions de dollars ont été dépensés chaque année depuis 2011 sur les questions juridiques et légales. Après avoir payé en 2012 une amende de 2 milliards de dollars aux autorités américaines suite à des accusations de blanchiment d'argent à l'encontre de sa filiale mexicaine, l'établissement s'est aussi décidé à se retirer de toutes les zones jugées dangereuses. Cette décision a accentué le vaste plan d'économies présenté en 2011. Au total, l'établissement a supprimé plus de 40.000 emplois et vendu ou fermé 60 filiales dans le monde.

Hausse des taux

Cette vaste simplification a permis à HSBC d'alléger sa structure de coût de 5 milliards de dollars par an. Mais ces coupes ont aussi pesé sur les revenus. Au premier semestre, le produit net bancaire du groupe a accusé un repli de 9% sur un an à 31,2 milliards de dollars. Le bénéfice imposable -dégagé à 50% en Asie- est ressorti à 12,3 milliards de dollars, en baisse de 12% sur un an. La banque d'investissement du groupe a aussi souffert «d'une faible activité sur le marché», a expliqué le directeur général de HSBC, Stuart Gulliver. Le bénéfice avant impôt de cette activité a chuté de 12%, à 5 milliards de dollars.

Malgré cette érosion des profits, le titre de la banque a bien réagi en Bourse. Il gagnait lundi à la clôture 0,91%. Les investisseurs ont salué les déclarations optimistes de la banque sur les conséquences pour la maison d'une hausse des taux. Un tel mouvement est attendu pour la fin de l'année 2014 en Grande-Bretagne, début 2015 aux États-Unis. Selon HSBC, une hausse de 25 points de base des taux se traduirait par une augmentation de son produit net bancaire annuel de près d'un milliard de dollars, en raison de sa large base de dépôts.


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