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Deux hommes en pantalon rouge garance, képi et lourd barda emmènent un curieux cortège sur les Champs-Élysées en cet après-midi d'été. La scène est pour le moins insolite. Mais ce premier jour d'août 2014 marque le centenaire de l'appel à la mobilisation générale. «Il y a cent ans jour pour jour, heure pour heure, des millions d'hommes et de femmes sont entrés dans la guerre comme dans une nuit sans fin», a déclaré , ministre de la Défense, lors de l'inauguration. Il y a cent ans, en effet, le tocsin sonnait dans toutes les villes et villages, appelant plus de 3 millions de réservistes sous les drapeaux. Cette date symbolique a été choisie pour inaugurer l'exposition «Merci! 100 photos pour un centenaire», installée sur la plus belle avenue du monde jusqu'à fin septembre.

Conçue sous l'égide de la Mission du centenaire 14-18 par le journaliste Jean-Claude Narcy et l'historien , spécialiste de la , l'exposition porte un regard transversal sur le premier conflit mondial en mettant en lumière ses aspects oubliés. Le choix des clichés, issus en majeure partie des fonds de la Parisienne de photographie, de l'Ecpad (photothèque de la Défense) et du quotidien Excelsior, est volontairement dénué de logique chronologique ou thématique. «Le seul critère a été leur pouvoir émotionnel», précise Jean-Claude Narcy.

Parmi les photos classiques de poilus se rendant au front, de champs de bataille ou de gueules cassées, plusieurs images interpellent. Ici, trois paysannes, dos voûté, tirent à grand-peine une herse à la place des b ufs. Là, l'alignement de niches dans un chenil militaire de l'Oise, où des centaines de chiens sont dressés pour chercher des soldats blessés. Outre les personnages célèbres - en représentation devant les soldats, dans une tranchée ou de Gaulle jeune capitaine-, beaucoup de visages inconnus, dont le souvenir a été gommé par les années et l'ingratitude des gouvernements de l'époque. Jean-Pierre Verney précise: «Il s'agissait d'adresser un clin d' il à ces hommes, femmes, animaux dont on a trop longtemps ignoré le sacrifice ; de redonner un visage, une identité à ces oubliés de l'histoire.»

Certains regards hantent les promeneurs. Celui de jeunes filles chargées de nettoyer les douilles, dans lequel on lit la tristesse, le doute, la peur de ne jamais revoir l'être cher. Celui de ce tirailleur sénégalais, membre de la «Force noire», parmi laquelle 31.000 soldats indigènes perdront la vie. «Il faut replacer ces soldats noirs dans le contexte ségrégationniste de l'époque. Ces hommes vont se battre avec un courage exemplaire, pourtant, ils n'auront pas le droit de défiler ou de porter leur médaille», poursuit l'historien.

Accessible aux touristes

Avec justesse, les cent images rappellent l'aspect mondial d'un conflit qui, le premier, mobilisera de la paysanne de l'Ardèche jusqu'au soldat néo-zélandais. Ce choix permettra-t-il de distinguer cette exposition des 1500 autres qui traitent du sujet en cette année anniversaire? Quelques heures seulement après l'inauguration, des attroupements se forment déjà autour des totems photographiques qui jalonnent les Champs-Élysées. Un groupe de touristes asiatiques, sacs de magasins de luxe à la main, s'arrête pour admirer le cliché d'un soldat indochinois. Jean-Pierre Verney s'en félicite: «C'est sûrement cela, la force de cette exposition. Située en plein c ur du Paris touristique, elle est accessible à des visiteurs de passage, venus des quatre coins de la planète. Chacun, d'où qu'il vienne, y retrouve un peu de son histoire.»

«», avenue des Champs-Élysées (Paris VIIIe), jusqu'au 30 septembre.


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