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Plus de 7.600 personnes ont été secourues en mer et sur les plages en 2013 (5.937 au large, voir infographie). Quelque 700 d'entre elles ont été sauvées d'une mort certaine. Mais aujourd'hui, ce sont les sauveteurs qu'il faut aider! Composée de 7.000 bénévoles, la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM) dépend à 75 % de quelque 72.000 donateurs et de gros sponsors comme Total, et à 25 % de fonds publics. Or, «en ces temps de crise, s'alarment les sauveteurs, nous sommes en pleine incertitude».

C'est la et son corollaire, la possible suppression de la «clause de compétence générale» qui permet à chaque collectivité de sélectionner les projets aidés, qui les inquiète le plus. «Comment va-t-on être financés demain? s'interroge Xavier de la Gorce, président de la . La moitié des investissements pour la construction et l'entretien de la flotte - environ 3 millions d'euros par an - sont aujourd'hui assurés par les départements, les régions et les mairies. Or certaines régions et départements s'abritent déjà derrière la remise en cause annoncée de la clause de compétence générale pour refuser de participer à notre budget »

Être bénévole à la SNSM, c'est être disponible 24 heures sur 24, 365 jours par an, et demeurer à moins de dix minutes en voiture de l'une des 219 stations du littoral. «En sachant très bien que l'on ne connaît jamais l'heure du retour » précise André Le Berre, vice-président et ancien canotier à la SNSM de Loctudy (Finistère).

500 jeunes sont formés chaque année

C'est aussi être extrêmement qualifié: «On a toute une palette de marins, qui viennent de la pêche, de la plaisance, de la marine nationale ou de commerce, explique Xavier de la Gorce. Mais de moins en moins de sauveteurs viennent de professions maritimes. Tous doivent subir un cursus de formation très poussé.» Quelque 500 jeunes sont formés chaque année et rejoindront en été les 1.400 nageurs sauveteurs mis à la disposition des municipalités pour surveiller près de 40 % des plages. Quant aux sauveteurs embarqués, âgés de 49 ans en moyenne, ils ont chacun leur spécialité à bord: patron, radio, mécano ou encore secouriste Ils interviennent sur alerte des Cross (centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage) et appareillent dans le quart d'heure. Ils donnent les premiers soins et ramènent les naufragés à terre, où d'autres organismes les prendront en charge.

Si les sauveteurs parlent avec émotion de la gratitude de certaines personnes secourues, il y a aussi les plaisanciers qui exagèrent «Vous ne pouvez pas savoir le nombre d'appels que l'on reçoit le dimanche soir, quand il n'y a pas de vent! soupire André Le Berre. Ce sont des gens qui veulent tout simplement rentrer au port très vite, car ils ont un train à prendre pour aller travailler le lundi. Alors, bien sûr, on va les chercher et les remorquer. Souvent ça nous fait rentrer chez nous à 3 ou 4 heures du matin » mais pas les remorquages d'embarcations (un barème horaire prend en compte le gazole et l'amortissement du bateau).

«Si on était transformés en pompiers volontaires, cela coûterait entre 300 et 400 millions par an à l'État!»

Ceux qui exercent «une mission de service public, sans en faire partie» tiennent à le souligner: «Si on était transformés en pompiers volontaires, et donc défrayés comme eux, cela coûterait entre 300 et 400 millions par an à l'État!» Alors que l'«on commence à sentir les prémices d'un petit peu plus d'hésitation chez les jeunes, s'inquiète la SNSM, comment entretenir la flamme du bénévolat?»

«Il y a l'attrait de la mer, de la solidarité, de la performance physique, de l'aventure, c'est une activité valorisante, commente Xavier de la Gorce. Mais il faut aussi que les sauveteurs aient toujours des moyens d'intervention et des équipements au top. Si par exemple on est obligés de dire dans quelques mois qu'on annule la commande d'une vedette dans telle ou telle station, cela va faire l'effet d'un coup de tonnerre dans la maison Il faut donc que l'État prenne conscience de la nécessité de sécuriser notre financement, lui qui sait qu'il n'y a pas d'alternative à la SNSM.»


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