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Tripoli

«Je ne comprends pas ce que nous faisons là, alors que les gens sont en train de mourir dehors», confiait un fonctionnaire, les larmes aux yeux. Il s'activait pourtant, comme ses collègues de l'administration du (CGN), lundi, pour organiser la cérémonie de remise des pouvoirs à .

Un événement raté et éclipsé par une réunion bien plus importante qui avait lieu au même moment, un millier de kilomètres plus à l'est. À Tobrouk, près de la frontière égyptienne, se réunissait officiellement pour la première fois la Chambre des représentants, le nouveau parlement libyen. Environ 160 (le chiffre n'a pas pu être vérifié) des 188 élus étaient présents et devaient élire dans la soirée leur président.

Cette journée n'a fait que mettre au jour les clivages de la actuelle: certains nouveaux élus - à tendance islamiste, selon leurs détracteurs - ont préféré se rendre à la cérémonie de Tripoli organisé par le CGN (Parlement sortant). À l'inverse, certains membres du CGN ont préféré se rendre à Tobrouk. C'était le cas notamment du vice-président du Congrès, Ezzedine al-Awami, en désaccord avec Nuri Abu Sahmein, son président. «La transition entre le CGN et le nouveau Parlement est vitale, parce que le pays est dans la tourmente. Nous espérons que tous les Libyens vont placer les intérêts du pays au-dessus de tout», a affirmé, le vice-président, qui n'a eu de cesse, ces derniers mois, de demander le gel de sa propre assemblée.

«Seule cérémonie légitime»

À Tripoli, dans le bâtiment où a siégé pendant deux ans le Congrès, tout avait été préparé pour cette remise des pouvoirs. Immense affichage, buffet, plusieurs dizaines de sièges qui sont restés vides. Annoncée à 11 heures, la cérémonie n'avait toujours pas commencé en milieu d'après-midi. Les participants doutaient de plus en plus de la venue du président Nuri Abu Sahmein, qui a pourtant tenu tête à la Chambre des représentants en annonçant que la remise des pouvoirs aurait lieu à Tripoli. Quelques dizaines d'anciens et de nouveaux députés ont patienté dans un salon. «C'est la seule cérémonie légitime ici, car c'est le président du Congrès qui nous a invités», a glissé Ammar al-Ablag, l'un des rares membres de la Chambre des représentants présents. Sous les hautes vitres encore marquées par la dernière attaque (une brigade a envahi le Congrès en mai dernier), on entendait au loin les roquettes tomber.

Au même moment, à Tobrouk, le doyen de la Chambre des représentants, Abou Bakr Biira, appelait «ceux qui portent les armes à faire prévaloir la raison et la sagesse». Depuis le 13 juillet, Tripoli est en proie à de violents combats entre Zintanis, considérés comme modérés, et une coalition de brigades islamistes et originaires de . Des violences semblables ont lieu depuis mi-mai à Benghazi. Et c'est bien ce qui inquiète les Libyens. «CGN ou Chambre des représentants, c'est la même chose! Ils sont aussi ridicules les uns que les autres, se moque Mazin, un chauffeur de taxi. Mais qu'ils fassent attention, parce qu'à ce rythme, le nouveau Parlement ne se réunira bientôt plus à Tobrouk, mais en Égypte!»


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