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Les audiences se succèdent, comme les suspects. Après l'acquittement de Patrick Dils et alors que le jugement n'est toujours pas rendu concernant la culpabilité de , Henri Leclaire, un retraité de 65 ans, a été mis en examen pour le double meurtre d'enfants à Montigny-lès-Metz en 1986. Le juge d'instruction a pris cette décision à l'issue d'une audition de plus de trois heures au palais de justice de Metz, précise son avocat. Henri Leclaire est ressorti libre en fin de matinée avec un contrôle judiciaire qui lui fait obligation de se présenter au juge et de ne pas rencontrer les protagoniste du dossier.

Vingt-huit ans après les faits, Henri Leclaire va devoir justifier les incohérences de ses déclarations, assortis de témoignages accablants. «Il conteste formellement toute implication dans ce dossier», a déclaré l'avocat, selon qui cette mise en examen «permettra de démontrer de façon définitive qu'il est hors de cause dans cette affaire». Pour Me Thomas Hellenbrand, «le seul problème de ce dossier, c'est ses aveux initiaux».

Aveux initiaux

Ce «troisième homme» apparaît en effet très tôt dans l'affaire du double-meurtre. Il était à l'époque manutentionnaire aux éditions Le Lorrain, où les corps des deux garçonnets ont été retrouvés. Quelques semaines après le drame, il avait avoué le double meurtre au cours de sa garde à vue, en expliquant que, «sans savoir pourquoi», il avait «pris une pierre et frappé la tête de chacun des enfants». Après avoir confirmé ses propos le lendemain, il était revenu sur sa déclaration. Les policiers de l'époque avaient écarté sa piste, se concentrant sur celle de l'adolescent introverti Patrick Dils, ayant lui aussi avoué. Henri Leclaire avait été mis hors de cause à l'issue de l'enquête.

Tout change en 2002, lorsque , auparavant condamné à perpétuité, . Les recherches se portent alors sur le tueur en série Francis Heaulme, qui clame son innocence. Lors d'une conversation avec un gendarme au début des années 1990, le «routard du crime» aurait confié avoir été présent lors du meurtre. Francis Heaulme travaillait alors dans une usine proche du lieu. Mais au cours de cette même conversation, le tueur en série aurait également mentionné le nom d'Henri Leclaire, le désignant comme le meurtrier. Il réitérera ses accusations à plusieurs reprises. Insuffisant, à l'époque, pour écarter les lourdes suspicions à son égard. Au terme d'une nouvelle enquête, Henri Leclaire avait bénéficié d'un non-lieu dans cette affaire en mars 2013, tandis que Francis Heaulme était renvoyé devant les assises de la Moselle.

Témoignage accablant

Les regards se tournent réellement vers Henri Leclaire en avril dernier, à l'ouverture du , avec . Deux jours plus tôt, une clerc d'avocat habitant Metz entendue avant le début de l'audience affirme que le sexagénaire s'est confié à elle en 2012. Dans des termes quasiment identiques à ceux de ses aveux de 1986, il lui aurait dit s'en être pris aux enfants, en niant toutefois les avoir tués. Confronté à cette nouvelle accusatrice, Leclaire a reconnu au tribunal avoir tenu de tels propos. Mais il a affirmé dans la foulée avoir «inventé» cette histoire, que son récit ne correspondait pas à la réalité. «Je n'y étais pas», affirme Henri Leclaire, bien que la grand-mère d'une des victimes assure l'y avoir vu peu de temps avant le crime, de même qu'un conducteur de train qui l'a aperçu «ensanglanté» le long de la voie ferrée. Le sexagénaire affirme avoir «dit n'importe quoi» et ne plus se souvenir des événements.

Ces nouveaux témoignages accablants, conjugués aux propos contradictoires de Leclaire, créent suffisamment de doute . Une information judiciaire est ouverte par le procureur contre Henri Leclaire, et une enquête est confiée à un juge d'instruction. À cela s'ajoute désormais la mise en examen de l'ex-manutentionnaire. Elle doit permettre de déterminer la responsabilité de Leclaire et Heaulme dans un dossier où les éléments matériels manquent et où les déclarations des suspects, mais aussi des témoins, ont sans cesse varié. Dans le cas où les charges seraient suffisantes, tout deux seraient renvoyés devant la Cour d'assises, au mieux à l'horizon 2016, selon des sources judiciaires. Soit trente ans tout juste après les meurtres.


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