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moncler s Mise à jour : dimanche 3 août 2014 18:31 | Par AFPLibye: incertitude autour de l'entrée en fonction du Parlement sur fond de violencesL'incertitude demeure sur la séance inaugurale du nouveau Parlement libyen, convoquée lundi à Tobrouk (est) par les nationalistes et à Tripoli par les islamistes, sur fond d'affrontements meurtriers et de départs massifs des étrangers comme des Libyens.

AFP

Dans la capitale, où des combats font rage depuis le 13 juillet, de nouveaux heurts -- qui se poursuivaient dimanche -- ont fait 22 morts et 72 blessés samedi, selon le gouvernement.

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Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, les autorités ne parviennent pas à contrôler les dizaines de groupes armés composés d'ex-rebelles qui font la loi dans le pays en l'absence d'une armée et d'une police bien structurées et entraînées.

Les violences des derniers jours ont poussé de nombreuses capitales occidentales à évacuer leurs citoyens et diplomates.

Le Royaume-Uni a envoyé dimanche un navire de la Royal Navy pour évacuer plus d'une centaine de ressortissants, tandis que l'Egypte a mis en place un pont aérien pour rapatrier depuis la Tunisie voisine des centaines de citoyens.

- Lutte entre islamistes et nationalistes -

Le chaos en Libye est nourri notamment par les profondes divisions entre islamistes et nationalistes, qui minent depuis des mois la vie politique et qui se transposent sur le terrain avec des combats entre milices rivales.

Selon des analystes, les islamistes tentent de compenser leur défaite aux législatives du 25 juin en gagnant en influence sur le plan militaire.

Quelques jours après l'annonce des résultats préliminaires, des milices islamistes ont lancé des offensives à Tripoli et Benghazi (est) contre l'armée ou d'autres groupes armés anti-islamistes.

Elles contrôlent désormais quasiment Benghazi, après avoir chassé la semaine dernière des unités des Forces spéciales.

A Tripoli, ces milices islamistes, alliées à des groupes de Misrata (200 km à l'est de la capitale), sont engagées depuis le 13 juillet dans une attaque sans précédent contre les puissantes brigades de Zenten (170 km au sud-ouest de Tripoli) qu'elles accusent d'être le bras armé de la mouvance nationaliste.

Pour se justifier, les assaillants, qui se présentent comme d'ex-rebelles ayant combattu le régime de Mouammar Kadhafi, affirment lutter contre des "résidus" de l'ancien régime.

La mouvance nationaliste accuse de son côté les islamistes de semer le chaos pour tenter d'empêcher la prise de fonction du Parlement, où ils n'ont plus la majorité.

"Désormais, nous sommes dans une situation où il y a deux autorités différentes: une issue des élections législatives à Tobrouk et une sur le terrain qui domine les trois grandes villes du pays" (Tripoli, Benghazi et Misrata), estime Salah Al-Bakouch, un militant politique pro-islamiste.

Samedi à Tobrouk, une ville située à 1.500 km à l'est de Tripoli et épargnée pour le moment par les violences, 160 des 188 élus du Parlement ont tenu une réunion informelle, boycottée par les islamistes et leurs alliés, selon des députés.

Ce chiffre, qui n'a pu être vérifié de source indépendante, confirmerait s'il se révélait exact une victoire écrasante des nationalistes devant leurs rivaux aux élections, où les candidatures étaient individuelles.

- Situation humanitaire préoccupante -

Les anti-islamistes ont appelé à une séance inaugurale du Parlement lundi, de nouveau à Tobrouk.

Mais Nouri Abou Sahamein, le président du Congrès général national (le Parlement sortant dominé par les islamistes), a lui maintenu à lundi également mais à Tripoli la cérémonie de "passation de pouvoir".

Les islamistes refusent de se réunir à Tobrouk, une ville acquise, selon eux, à la cause du général dissident Khalifa Haftar, qui a annoncé le 16 mai une offensive anti-islamiste dans l'est du pays.

Optant pour l'escalade, M. Abou Sahmein a appelé dimanche, en sa qualité de "commandant suprême des forces armées", les "braves révolutionnaires" à "défendre la révolution contre les résidus" du régime Kadhafi, présents selon lui notamment au sein des brigades de Zenten.

Sur le terrain, en deux semaines, les violences à Tripoli et Benghazi ont fait plus de 220 morts et un millier de blessés, selon les autorités.

Le gouvernement de transition a fait état de "centaines de familles déplacées" et mis en garde contre l'"aggravation de la situation humanitaire" dans la capitale, qui souffre d'une pénurie de carburant et de bonbonnes de gaz et de problèmes d'approvisionnement en produits alimentaires.

Faisant fi de cette mise en garde, les milices rivales poursuivaient dimanche leurs combats au sud de Tripoli, d'où un immense nuage de fumée noire s'échappait d'un dépôt d'hydrocarbures en feu à une dizaine de km du centre-ville. L'incendie a été provoqué il y a une semaine par un tir de roquette.

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