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Si les propos de Barack Obama sur la «torture» pratiquée par des agents de la CIA sous l'administration Bush ont suscité des remous parmi les élus américains et les associations de défense des droits de l'Homme, les réactions des journaux aux Etats-Unis ont été plus discrètes.

Vendredi 1er août, à quelques jours de la déclassification d'un rapport parlementaire sur les techniques d'interrogatoire employées par la CIA entre 2002 et 2006, : «Nous avons fait beaucoup de choses justes, mais nous avons torturé des gens.»

Ces aveux officiels n'ont pas manqué de diviser la classe politique américaine sur la pertinence de l'usage du mot «torture» ainsi que sur la légitimité des méthodes d'interrogation de la CIA entre 2002 et 2006. Un , notamment, s'est dit sur le point de publier un rapport démontrant la nécessité qu'avait la CIA d'user de certaines méthodes afin de dénicher Oussama ben Laden et déjouer des attentats terroristes. Par ailleurs, des organisations américaines de défense des droits de l'Homme, comme Human Rights First, ont salué la prise de parole de Barack Obama et profité de cet événement pour appeler à l'adoption d'une législation plus stricte en la matière.

Peu d'éditoriaux en réaction aux propos d'Obama

La déclaration de Barack Obama, toutefois, n'a pas provoqué dans la presse nationale de débats virulents sur l'usage de la torture aux États-Unis. Alors que le rapport parlementaire sur les techniques d'interrogatoire de la CIA s'apprête à être rendu public, peu d'éditoriaux sont consacrés à la critique ou à la légitimation des dérives dont a fait preuve l'agence de renseignement américaine.

Ainsi, pour un éditorial du , les déclarations du président sur la torture sont avant tout intéressantes dans la mesure où elles seraient un moyen de détourner l'attention des Américains de diverses difficultés que rencontre actuellement le gouvernement démocrate. Un post de blog du ainsi qu'un éditorial de ont choisi de se concentrer sur l'usage du terme «folks» («gens») par Obama pour désigner les personnes ayant subis les fameux interrogatoires.

Le s'est quant à lui contenté de publier un article factuel le jour de la déclaration d'Obama, relatant les premières réactions politiques que celle-ci a engendrées. Le , de même, n'a publié qu'un article factuel sur cet aveu public. À la question «La torture est-elle inévitable en temps de guerre?», le journal a choisi de laisser la parole à quelques internautes , toutefois, s'est inquiété de la capacité de la CIA à dissimuler certaines de ses actions, y compris aux membres du Congrès chargés de la surveiller. Enfin, une éditorialiste du a dénoncé le soutien de Barack Obama au directeur de la CIA («qui continue de faire des choses qui sont contraires à nos valeurs») malgré son discours salutaire sur l'usage de la torture.

Cette relative indifférence de la presse américaine à la déclaration choc d'Obama peut s'expliquer, en partie, par le fait que les propos du président des États-Unis ne sont pas tout à fait inédits. En 2009, déjà, il avait en effet assimilé publiquement les simulations de noyade («waterboarding») pratiquée par la CIA à de la «torture».

Les médias américains mal à l'aise avec le mot «torture»?

La version américaine du relève, par ailleurs, que les propos de Barack Obama sur la torture n'ont pas altéré (du moins dans l'immédiat) le choix des mots employés par les journalistes américains pour faire référence aux méthodes d'interrogation de la CIA entre 2002 et 2006.

Alors que le président des États-Unis évoque désormais lui-même sans ambiguïté la «torture» pratiquée par son propre pays, ce terme n'est toujours pas employé par les grands journaux américains, note un éditorialiste du Huffington Post: le Los Angeles Times et le New York Times ont préféré parler de «tactiques d'interrogation brutales», Associated Press d'«ensemble de pratiques controversées» et USA Today de «techniques d'interrogation contestées» (mais un des éditorialistes de ce journal emploie le terme «torture» sans guillemets).


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