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moncler grise Mise à jour : mardi 5 août 2014 11:09 | Par AFPDouble meurtre de Montigny: 28 ans après, un 3ème suspect devant la justiceAprès Patrick Dils, finalement acquitté, puis Francis Heaulme, toujours en attente de jugement, un troisième suspect, Henri Leclaire, est dans le collimateur de la justice qui pourrait le mettre en examen mardi pour le double meurtre d'enfants de Montigny-lès-Metz en 1986.

AFP

Cet ancien manutentionnaire de 65 ans était entendu mardi matin par un juge d'instruction à Metz dans le cadre d'une information judiciaire ouverte début avril, après un coup de théâtre lors du procès du tueur en série Francis Heaulme pour les meurtres de Cyril Beining et Alexandre Beckrich, alors âgés de 8 ans.

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Henri Leclaire, petit homme trapu, est arrivé mardi matin à pied au palais de justice de Metz, accompagné par son avocat Thomas Hellenbrand. Ni l'un ni l'autre n'ont souhaité faire de commentaires devant la dizaine de journalistes présents.

De sources judiciaires, sa mise en examen est très probable, après les nouvelles charges portées à son encontre.

Ce n'est pas la première fois que son nom apparaît dans ce dossier. Le retraité, célibataire et sans enfant, avait même avoué à l'époque les crimes, commis à proximité de son lieu de travail.

Mais il s'était ensuite rétracté, avant d'être mis hors de cause par les enquêteurs, davantage séduits par la piste du jeune Patrick Dils.

Dils, âgé de 16 ans au moment des faits et condamné à la réclusion à perpétuité en 1989, a finalement été blanchi et définitivement acquitté en 2002.

Quant au tueur en série Francis Heaulme, il reste accusé dans cette affaire, mais son procès devant la cour d'assises de Moselle a été reporté sine die début avril, en raison justement des nouvelles charges apparues contre Leclaire.

- De nouvelles accusations -

A l'occasion de ce procès, ouvert en mars, de nouveaux témoignages accablants pour Leclaire ont été livrés, notamment celui d'une habitante de Metz. Cette clerc d'avocat a affirmé que le sexagénaire s'était confié à elle en 2012, reconnaissant s'en être pris violemment aux enfants, tout en niant les avoir tués.

Confronté à cette nouvelle accusatrice, Leclaire, qui comparaissait comme simple témoin au procès du "routard du crime" au printemps dernier, a reconnu avoir tenu de tels propos. Mais il a affirmé dans la foulée avoir "inventé" cette histoire.

L'institution judiciaire a tout de même jugé ces révélations suffisantes pour interrompre le procès de Heaulme et ouvrir une nouvelle enquête contre Leclaire.

Avant ce rebondissement inattendu, le nom de Leclaire avait déjà refait surface au début des années 1990. Il était cette fois cité par Heaulme lors de confessions au gendarme Jean-François Abgrall, qui le désignait comme l'auteur du double meurtre.

Au terme d'une nouvelle enquête, Henri Leclaire avait bénéficié d'un non-lieu en mars 2013, tandis que Francis Heaulme était renvoyé devant les assises.

Leclaire mène une existence solitaire. Dans un entretien accordé fin mars au Républicain lorrain, il s'était dit "fatigué et usé", souhaitant qu'on le "laisse tranquille" avec cette affaire qui a "gâché" sa vie.

La mère d'une des victimes, Gabrielle Beining, "est très triste, parce que ça réactive le souvenir de ce terrible dimanche", a expliqué lundi son avocate, Me Dominique Boh-Petit.

"Ce qu'elle vit avant tout, c'est la scène de crime, une scène de crime avec peut-être deux agresseurs pour un enfant de 8 ans", a poursuivi l'avocate, tout en précisant que sa cliente "a souhaité cette mise en examen" de Henri Leclaire, pour connaître la vérité.

Les corps de Cyril Beining et Alexandre Beckrich, deux garçons de huit ans, avaient été découverts à Montigny-lès-Metz le 28 septembre 1986, le crâne fracassé à coups de pierres sur un talus longeant une voie ferrée.

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