manteau moncler homme

manteau moncler homme

C'est donc la piste du «policier ripou» vers laquelle les enquêteurs de l'IGPN (l'Inspection générale de la police nationale) s'acheminent, après la dans les locaux du 36 quai des Orfèvres, siège de la police judiciaire (PJ) parisienne. Depuis samedi, la «police des polices» interroge Jonathan, un brigadier de 34 ans, en poste à la brigade des stupéfiants du «36» depuis quelques années et devenu le suspect numéro un dans l'affaire. Arrêté à Perpignan où il séjournait en vacances avec sa famille, il a été transféré à Paris où il est depuis placé en garde à vue.

Sa silhouette sportive serait en effet apparue sur les films des caméras de vidéosurveillance installées aux entrées de la PJ et saisis par l'IGPN après la découverte, jeudi, de la disparition de la drogue. «Les images ont été soumises à quatre de ses collègues séparément et, à chaque fois, ils l'ont reconnu», indique une source proche de l'enquête. Cet élément conforte les déclarations d'une gardienne de la paix, planton devant le «36», qui, interrogée par les enquêteurs, avait évoqué le passage, en pleine nuit du 24 au 25 juillet dernier, d'un collègue portant deux gros sacs en plastique.

L'annonce de cette interpellation a créé autant la stupeur que l'incompréhension au siège de la PJ. Comment un policier aguerri, rodé aux techniques d'enquête et plutôt bien vu par ses collègues, a t-il pu concevoir pareil stratagème? Même un malfrat débutant ne se laisserait pas piéger par des caméras dont il connaît l'existence «On se repasse le film des dernières semaines, et des épisodes dorénavant nous interpellent», relate un collègue. Ainsi, dernièrement, Jonathan avait trouvé un prétexte pour être accompagné dans la salle des scellés qui n'est accessible que par trois fonctionnaires. L'occasion de repérer le lieu où sont entreposées les clés pour s'en servir par la suite et de localiser la drogue sur les étagères? «Il n'avait pas participé à l'affaire parisienne qui avait permis cette saisie, début juillet, de 52 kilos, mais il s'y intéressait et posait de nombreuses questions», relève aujourd'hui un policier qui s'interroge. «Dernièrement, deux opérations d'interpellation ont échoué in extremis. Pour l'une d'elles, les dealers avaient trouvé les balises sous leur voiture.»

Par ailleurs, le comportement de ce brigadier en laisse pantois plus d'un. «De Perpignan où il se trouvait, et alors que l'affaire avait éclaté, il continuait très sereinement à appeler ses collègues pour suivre l'évolution des investigations et évoquer d'autres dossiers dans lesquels il avait travaillé», raconte un proche.

La drogue demeure introuvable

Quant à la drogue, d'une valeur de 2 millions d'euros à la revente, elle est aujourd'hui introuvable. Le patrimoine du policier a d'ailleurs contraint les enquêteurs à se rendre à différentes adresses. Celui-ci possède pas moins de sept appartements à Perpignan et un autre à Paris. «Même si le nombre peut paraître élevé, on est parfois davantage dans la chambre de bonne que dans le standing», nuance une source bien informée tout en confirmant que les comptes du fonctionnaire allaient être scrupuleusement épluchés et ses biens passés au crible. Pour ce faire, ordinateur et documents ont été saisis. «On entre dans une phase d'enquête où tout va être analysé et cela va prendre du temps», ajoute le même interlocuteur.

De même, les portables du fonctionnaire intéressent de près les enquêteurs, qui s'interrogent sur l'existence éventuelle de complices. La cocaïne volatilisée a-t-elle rejoint une filière d'approvisionnement? Dans ce domaine et en prise directe avec le milieu, le spécialiste «des stups» a forcément un bon carnet d'adresses. «Rien aujourd'hui n'est écarté et on espère que l'image de la police ne sera pas davantage écornée», note un fonctionnaire.

Pour l'heure et dans le cadre d'une garde à vue qui peut durer quatre jours, le principal suspect, aujourd'hui suspendu de ses fonctions, nie les faits. Amateur de course à pied, il avait confié il y a deux ans sur un site: «J'ai un goût prononcé pour les épreuves difficiles.» Ces dernières pourraient bien rapidement s'enchaîner.


Related Articles:
manteau femme moncler
moncler doudoune soldes
doudoune moncler bebe
moncler chaussure
doudoune moncler.fr
moncler acorus