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doudounes moncler pas cher Mise à jour : dimanche 3 août 2014 20:21 | Par AFPCorse: le retrait du FLNC favorise le dialogue selon les indépendantistesLe dépôt des armes par le FLNC favorise le rapprochement entre partis corses autour des réformes inspirées par les revendications nationalistes, ont souligné dimanche à Corte (Haute-Corse), les indépendantistes de Corsica Libera.

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AFP

L'annonce par le Front de libération nationale de la Corse (FLNC), le 25 juin, d'un "processus progressif de démilitarisation" pour favoriser ces réformes votées depuis quelques mois par l'Assemblée de Corse, dont la majorité est de gauche, a été au coeur des traditionnelles Journées internationales de Corsica Libera dans la capitale historique de l'île.

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Comme ces dernières années, des élus de gauche et de droite avaient été invités par le parti indépendantiste, qui compte 3 élus sur 51 (dont un total de 15 nationalistes) à l'Assemblée, à participer à un grand débat politique devant plusieurs centaines de personnes.

Les réformes concernent notamment la co-officialité de la langue corse, l'instauration d'un statut de résident pour lutter contre la spéculation foncière et immobilière, la fiscalité et une adaptation en ce sens de la constitution française.

Pour le dirigeant de Corsica Libera, Jean-Guy Talamoni, "cette initiative majeure du FLNC ouvre une véritable autoroute pour l'ensemble des Corses qui veulent avancer sur la voie des réformes."

Mais, a-t-il ajouté, "rien ne viendra d'une bienveillance parisienne qui n'a, du reste, jamais existé".

Il a ainsi stigmatisé la "méprisante fin de non recevoir aux légitimes demandes de l'Assemblée de Corse" formulée par le ministre l'Intérieur Bernard Cazeneuve lors de sa première visite dans l'île, le 12 juin.

L'initiative du FLNC n'a presque pas été commentée au sein du gouvernement. Invitée à Corte, la première secrétaire du Parti socialiste pour la Corse, Emmanuelle de Gentili, l'a pourtant qualifiée de "fait historique et de démarche courageuse (...) qui renforce la démocratie".

Mme de Gentili, qui est aussi conseillère exécutive de Corse et secrétaire nationale adjointe du PS, a ajouté que "le changement est inexorable mais il ne faut pas se précipiter" et "continuer à avancer en faisant le double travail politique et technique" pour faire admettre la nécessité de mettre en oeuvre les réformes.

Revendiquant clairement son appartenance au PS, le maire de Bonifacio, Jean-Charles Orsucci, membre de l'assemblée territoriale, a exhorté le gouvernement à effectuer "un geste facile" en réponse au "geste fort du Front" (FLNC) en appliquant le droit envers "les prisonniers politiques" corses, notamment en matière de rapprochement.

Elu local et dissident de l'UMP, l'ancien conseiller territorial Jean-Martin Mondoloni a souligné de son côté que "la paix ne se décrète pas mais se construit" et déploré que "cette République ne fonctionne pas quand il s'agit d'affirmer la diversité et la différence".

- 'Caractère colonial' -

Dans son discours de clôture, M. Talamoni a rappelé qu'il fallait "mettre au crédit du FLNC" l'adoption de statuts particuliers depuis les années 1980, "la préservation" du patrimoine naturel de l'île et la réouverture de l'université de Corte, créée au XVIIIè siècle par le père de l'indépendance corse Pascal Paoli puis fermée durant deux siècles.

Défendant l'idée d'un "processus évolutif de dévolution des pouvoirs" comme au Royaume-Uni, il a évoqué les référendums d'indépendance en Ecosse et en Catalogne.

Il s'est encore félicité de la "réconciliation de la communauté corse avec elle-même" et a déploré "l'arrogance parisienne" et "le mépris".

Il a toutefois souligné qu'il "y a à Paris des responsables plus intelligents que d'autres (qui) savent déjà que, tôt ou tard, la position intransigeante sera intenable".

Aussi, a-t-il mentionné la création, dans les prochains semaines, de "conditions d'une riposte massive, populaire et d'union nationale, face au refus parisien de prendre en compte le fait démocratique".

M. Talamoni a encore annoncé "la constitution d'une plate-forme politique associative et syndicale réunissant l'ensemble des forces vives de l'île pour manifester publiquement la volonté des Corses de voir prendre en compte les décisions majoritaires de leur assemblée".

Evoquant les déclarations de l'ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard devant l'Assemblée nationale sur "le caractère colonial de la domination française sur l'île", le dirigeant de Corsica Libera a enfin annoncé le lancement "d'une démarche visant à internationaliser la question corse".

"En Europe, a déclaré M. Talamoni, certains Etats s'étonnent de voir les Français, si prompts à donner des leçons de démocratie au reste du monde, demeurer sourds aux demandes démocratiquement formulées par les élus d'un peuple autrefois conquis par les armes".

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