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Cent ans après, le travail paraît presque inimaginable, voire farfelu. En 1914, la guerre qui débute en Europe apporte son lot de morts et de blessés, mais aussi de prisonniers. Soldats français, allemands, britanniques ou italiens capturés sur le champ de bataille deviennent une précieuse monnaie d'échange pour récupérer ses propres ressortissants emprisonnés par l'ennemi. Cette multiplication des prisonniers pousse le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), basée dans la neutre contrée suisse, à tenter de recenser les prisonniers et retrouver leur trace afin de «rétablir le lien familial». De ce minutieux travail de fourmi résultent plus de 6 millions de fiches informatives sur les prisonniers, .

«Ces documents étaient déjà accessibles au siège de l'association à Genève», précise l'organisme, mais cela demandait de se déplacer. du patrimoine mondial de l'Unesco impliquait pourtant de rendre ce fonds accessible au plus grand nombre. Depuis 2008, le CICR s'est donc employé à scanner ces documents au format papier et, pour beaucoup, manuscrits, disponibles dans le fonds d'archives. Une recherche nominative parmi une douzaine de nationalités donne accès aux fiches d'index éditées au cours des quatre années de conflit par l'Agence internationale des prisonniers de guerre, créée en août 1914. Des renseignements sur le lieu d'incarcération et des corrections d'erreur d'homonymie y figurent, ou parfois, une mention d'avis de décès envoyé ou une simple croix. Des références renvoient à d'autres documents, notamment des registres de prisonniers, eux aussi numérisés.

Les évasions du capitaine de Gaulle

Parmi ces noms figure celui d'un certain . Le général, capitaine à l'heure de la Première Guerre mondiale, a été capturé après une offensive allemande près de Douaumont, dans la Meuse, en mars 1916. Sous son nom, cinq fiches sont recensées. Le détail des registres auxquels elles se rapportent rappelle combien le capitaine du 33e régiment d'infanterie refusait d'être enfermé. En octobre 1916, Charles, André, Joseph de Gaulle (renommé de Goutle dans l'une des fiches par erreur) figure ainsi sur une liste de détenus «évacués le 7 octobre de Sczuszyn vers Ingolstadt». Ce transfert vers un fort très sécurisé a lieu suite à une tentative d'évasion en perçant un trou dans le mur de sa chambre, comme le relate la . Moins d'un an plus tard, son nom apparaît de nouveau sur un registre, concernant cette fois le camp de Rosenberg. Charles de Gaulle y a été envoyé en juillet, grâce à sa bonne conduite depuis un nouvel échec de fuite à Ingolstadt. Une autre liste de juin 1918 indique toutefois que le capitaine y avait été réincarcéré en novembre, ayant réussi à fuir avec un complice, avant d'être arrêté.

L'une des fiches concernant le chanteur Maurice Chevalier, mentionnant une réponse envoyée à Mistinguett pour l'informer de sa bonne santé. Crédits photo : © ICRC

, autre Français connu, apparaît lui aussi dans ce fonds d'archives. Le chanteur était soldat infirmier de 2e classe. Blessé dès le 22 août 1914, il est fait prisonnier et l'absence de nouvelles le concernant inquiète. Le CICR effectue alors des recherches à la demande d'une certaine... , autre star de l'époque et compagne du chanteur. «Après plusieurs vérifications, on a retrouvé sa trace dans un camp», raconte David-Pierre Marquet du CICR, comme le montrent . Maurice Chevalier a été incarcéré à Altengraben (Prusse), où il a appris l'anglais avec d'autres détenus internationaux, ce qui l'aidera dans sa carrière internationale après la guerre.

Cartes postales carcérales

Carte postale de la Croix-Rouge montrant «des prisonniers français au travail» près de Cologne. Crédits photo : © ICRC

S'ajoutent à ces données de plusieurs dizaines de visites dans des camps de prisonniers du monde entier, proposés sous la forme d'une . Autre fonds surprenant: des cartes postales éditées par la Croix-Rouge. «Elles servaient aux prisonniers à rassurer leurs familles sur leur santé», précise David-Pierre Marquet. Ironie du sort: la pratique sera interdite en 1929 par la troisième Convention de Genève, accords liés à la Croix-Rouge, qui protège les prisonniers de la .

«La neutralité de la Suisse et du Danemark avait plus de sens dans le système de 1914», souligne David-Pierre Marquet, insistant sur la place importante de ces documents sur fond de «guerre de médias» et de propagande. L'initiative revêt donc un intérêt historique, mais rappelle également que, cent ans plus tard, le CICR vis-à-vis des prisonniers et de leurs familles. «Aujourd'hui, le CICR fait un travail similaire à ou dans des camps par exemple, en permettant des conversations téléphoniques protégées.»


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