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Une étude, d'une ampleur inégalée, apporte un éclairage nouveau sur . L'analyse du génome de 150.000 personnes a permis de mettre en évidence 108 régions de l'ADN dont les variations contribuent à la maladie.

La schizophrénie touche environ 1% de la population générale et compte parmi les maladies psychiatriques les plus fréquentes. Cependant, les traitements utilisés reposent sur des molécules développées il y a plus de cinquante ans. pourrait donner un important coup d'accélérateur à la compréhension des bases génétiques de la maladie et ainsi ouvrir de nouveaux horizons thérapeutiques. Issus de plus de 80 institutions de recherche, les scientifiques ont identifié 108 régions du génome humain impliquées dans la maladie.

«Le fait que la schizophrénie soit en partie d'origine génétique est connu depuis longtemps», rappelle Stéphane Jamain, chercheur dans l'du groupe hospitalier Chenevier-Mondor. «Mais les mécanismes moléculaires sont encore peu connus, notamment parce que la maladie est très hétérogène.» Le tableau clinique est aujourd'hui bien décrit (hallucinations, tendance au repli sur soi, troubles cognitifs, etc.), mais il s'avère très variable d'un patient à l'autre. «Un peu comme dans , il serait plus juste de parler de spectre de schizophrénie, plutôt que de la schizophrénie», précise Stéphane Jamain.

9,5 millions de variations génétiques comparées

Les premières études d'analyse du génome entier (genome-wide association studies) avaient permis d'identifier 30 régions d'intérêt sur l'ADN humain. «Ce type d'analyse vise à comparer la présence de variations génétiques chez des patients et chez des personnes qui ne sont pas malades, explique Stéphane Jamain. Pour avoir une bonne puissance statistique, il est fondamental de travailler sur des effectifs très larges, ce qui est souvent très difficile. C'est ce qui rend cette étude unique et vraiment exceptionnelle.»

Pour mettre toutes les chances de leurs côtés, les scientifiques ont créé le Schizophrenia Working Group of Psychiatric Genomics Consortium, qui rassemble dans une base commune tous les échantillons d'ADN de patients schizophrènes récoltés par les différents centres de référence dans le monde.

Ils ont ainsi pu analyser 9,5 millions de variations génétiques chez 36.989 patients schizophrènes et les ont comparées avec celles présentes chez 113.075 sujets sains. Ces variations sont significativement plus fréquentes chez les personnes malades dans 108 régions du génome, dont une située autour du gène codant pour le récepteur à la dopamine (DRD2), cible des antipsychotiques, seul traitement efficace pour limiter certains symptômes de la maladie. D'autres régions du génome incluent des gènes impliqués dans la communication entre neurones. Mais surtout, plusieurs d'entre eux sont liés au système immunitaire, ce qui étaye certaines hypothèses suggérant une relation entre schizophrénie et immunité.

«Ces résultats confirment que la schizophrénie est une maladie polygénique qui résulte d'interaction entre des facteurs génétiques nombreux, chacun ne contribuant que pour une toute petite part», commente Stéphane Jamain. Les variations génétiques identifiées sont très fréquentes. «Nous en portons tous sans doute plusieurs, mais c'est le fait de posséder une combinaison particulière de ces variantes génétiques et leur accumulation qui déterminent une vulnérabilité à la maladie», ajoute le scientifique, qui souligne également le poids des facteurs environnementaux, dont le rôle effectif reste cependant à préciser.

Cette maladie mentale est une réelle source de détresse et d'isolement

La schizophrénie est une pathologie psychiatrique fréquente, qui toucherait 400.000 à 600.000 personnes en France. Les premiers symptômes se manifestent en général à l'entrée dans l'âge adulte, entre 15 et 25 ans, une période de maturation cérébrale où beaucoup de ramifications neuronales sont renouvelées.

Certains symptômes aigus sont typiques et impressionnants: hallucinations, délires. D'autres sont moins spécifiques, ce qui peut retarder la pose d'un diagnostic: apathie, retrait de la vie sociale et affective parce que les émotions sont moins ressenties, troubles de la pensée, de la concentration et de la mémoire, difficulté à planifier et à s'organiser. Du reste, il s'écoule souvent entre 5 et 10 ans entre les premiers signes et la prise en charge médicale. De l'avis des professionnels de santé et des associations de proches de malades, la honte, le déni et le tabou social comptent pour beaucoup dans ce retard.

Aujourd'hui, une prise en charge adaptée permet néanmoins une rémission chez un tiers des patients. Elle repose sur des traitements médicamenteux (neuroleptiques et antipsychotiques) et un suivi psychosocial. D'autres patients, à peu près contrôlés grâce à un suivi médical, connaissent malgré tout des rechutes. Enfin, 20 à 30 % des sujets répondent peu aux traitements.

La prise en charge précoce est déterminante pour l'avenir du patient: plus elle a lieu tôt, meilleur est le diagnostic. Lorsqu'elle est retardée, la maladie peut se compliquer d'actes de violence, de comportements addictifs et de précarité sociale (seulement 20 % des schizophrènes travaillent). Cette conjonction de facteurs, associés à des comportements autodestructeurs (fréquentes tentatives de suicide) conduit à un raccourcissement spectaculaire de la durée de vie des malades, de 10 à 20 ans. Cela va à l'encontre d'une idée très répandue, selon laquelle les personnes souffrant de schizophrénie représenteraient une menace pour la société. Elles sont en réalité davantage victimes qu'agresseurs et, lorsque l'absence de prise en charge les conduit à des accès de violence, elles les retournent majoritairement contre elles-mêmes, ou contre leurs proches.

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