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Une Marianne aux formes très généreuses exposée temporairement à la mairie de Quimper a récemment suscité . Dans le Nord, une Marianne permanente avait déjà . En parallèle, à Chelles, le maire UMP de remplacer le portrait de l'ancien président Nicolas Sarkozy par celui de son successeur, François Hollande. Ce même François Hollande qui avait reçu une volée de bois vert pour avoir choisi . Autant d'épisodes polémiques, qui rappellent pourtant qu'aucune loi n'encadre nos symboles républicains, nés, comme d'autres, de la coutume et des soubresauts de l'histoire.

«La Marianne s'est peu à peu diffusée, sans que jamais l'État ne l'impose», rappelle Bernard Richard, historien, auteur de l'ouvrage . Les premières Marianne sont nées avec la République, en 1792. «Auparavant, le représentant de l'État était toujours un homme, le roi», souligne l'historien. «On le remplace par la représentation de la République», figure anonyme qui prend les traits d'une femme inspirée de la Liberté et de son bonnet phrygien. Sans caractère obligatoire, elle se popularise et adopte un nom. «Marianne était un prénom répandu au XVIIIe, plutôt populaire, sans aucune marque de noblesse. Il devient le petit nom donné à la République sous la Révolution», précise Bernard Richard.

Brigitte Bardot est la première personnalité connue à avoir prêté ses traits à une Marianne. Crédits photo : FRANCOIS GUILLOT/AFP

Disparue avec Napoléon Ier, elle s'affirme naturellement sous la IIIe République. «On laissait le choix aux maires de la mettre ou pas, en contraste avec Napoléon III qui envoyait son portrait», souligne l'historien. «La Marianne classique a souvent un sein nu», symbole d'une «République nourricière», ou en référence à l'héroïsme des statues antiques. En 1914, presque toutes les mairies en arborent une, la tradition a subsisté. Mais, contrairement à la croyance populaire, aucun buste officiel n'existe. Brigitte Bardot, Catherine Deneuve, Laetitia Casta qui n'avaient rien d'obligatoire. «Ce doit au contraire être une figure anonyme puisqu'elle représente la République» et ne saurait être associée au comportement d'une égérie, insiste Bernard Richard. «Avec 36.000 communes, on pourrait avoir 36.000 Marianne différentes.»

Portrait de Pétain interdit

Comme Marianne, le portrait du président de la République n'émane d'aucun cadre juridique. On le doit à , qui fit envoyer une centaine de bustes à son effigie à des mairies, «sans aucune obligation, car on avait trop de souvenirs du pouvoir personnel de Napoléon III. Le portrait a fini par se répandre, car il était aussi une façon de revendiquer la République.» En 1914, un quart des mairies l'arborent, mais ce n'est qu'avec l'envoi gratuit de celui de René Coty (président de 1954 à 1959), qu'il se popularise. «Comme aucune loi ne l'encadre, on peut le garder», ajoute Bernard Richard, évoquant de nombreuses mairies conservant le portrait de De Gaulle. Une réglementation existe toutefois: l'obligation d'afficher ce portrait dans les bâtiments de la marine nationale, depuis 1943, lorsque «Camille Pelletan s'était rendu compte que tous ses officiers étaient royalistes!»

À Chelles, ou dans d'autres mairies réfractaires à un président, le choix de ne pas afficher le portrait de l'actuel chef de l'État peut malgré tout poser problème. «Cela revient à contester sa légitimité», résume l'historien. Le préfet peut alors exiger de la mairie qu'elle corrige son oubli. «Le conseil municipal vote pour décider.» La décision de la municipalité prime, mais quelques affaires ont terminé en justice sur la base de la «tradition républicaine». Dans le Calvados, un maire y avait ainsi été contraint par le tribunal administratif, .

Coq, faisceau, timbre: d'autres emblèmes non officiels

Le faisceau des licteurs constitue le symbole de l'Élysée.

La Marianne, la devise «Liberté, égalité, fraternité» et le président constituent les principaux emblèmes républicains. D'autres, secondaires, ont émergé de la même manière. «Au Moyen Âge, les Flamands et les Anglais ont attribué à la France», plus facile à caricaturer qu'une fleur de lys. À la Renaissance, les Français retournent le symbole et utilisent son image antique positive: c'est l'oiseau de la vaillance et du courage qui accompagnait rois et empereurs. «Louis-Philippe, qui ne pouvait plus utiliser le symbole royal de la fleur de Lys, a fait mettre un coq sur le Panthéon.»

Sur le fronton du Panthéon, l'allégorie de la patrie surplombe un coq.

Le seul emblème défini par la loi est le drapeau tricolore, mentionné dans . «Mais c'est un emblème national» plus que républicain, souligne Bernard Richard. L'emblème fréquemment affiché lors des discours du chef de l'État trouve lui aussi ses racines dans la référence historique. Il s'agit du , sorte de hache entourée de branches et de cordage, tenue par ceux qui protégeaient les magistrats à Rome. En 1999, un logo a été établi par le gouvernement Jospin. Son utilisation est encadrée par . Le timbre n'est pas davantage encadré, si ce n'est que le président choisit en dernier lieu le visuel utilisé, ce qui lui donne une portée politique relative. Ainsi, le seul chef de l'État a s'être affiché sur les timbres est le maréchal Pétain dans les années 1940.

Tous ces emblèmes ont tendance à être oubliés. «Depuis la Ve République, l'État français est figuré par le président de la République», souligne Bernard Richard. Ce rôle de symbole a amoindri la place des figures anonymes. Ce qui n'empêche pas , souligne l'historien, tout en pointant le rapport nouveau aux institutions que cela implique: «C'est grâce à cela que l'on peut s'amuser autour de Marianne et en faire une représentation souriante, étonnante.»


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