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Dans un opéra de répertoire, on distingue entre les premières de nouvelles productions, qui ont une aura festivalière, et les reprises, fonds de roulement qui permet au théâtre de pratiquer l'alternance des spectacles. De 1994 à 2012, quand on voulait voir Tosca à l', il fallait se satisfaire de la production fonctionnelle mais lassante de Werner Schroeter. Au bout de dix-huit ans de bons et loyaux services, on vient de la remplacer par une nouvelle mise en scène de Pierre Audi, que l'on abordait avec l'excitation due à la nouveauté. Las, elle paraît vieille avant l'âge. On est sorti de cette première avec l'impression d'avoir assisté à la reprise d'un spectacle de répertoire qui tourne depuis déjà un moment. Après tout, c'est logique: le cahier des charges impose de concevoir une production qui puisse durer vingt ans sans déranger ni se démoder.

On sait déjà de quoi on va se fatiguer le plus vite: le blockhaus compact qui figure l'entrée de l'église Sant'Andrea della Valle au premier acte, et le campement militaire avec tente et roseaux qui remplace le toit du château Saint-Ange au troisième. Le décor du II, avec son cadre intimiste et son mobilier Empire, est mieux venu, et l'énorme croix qui figure la mainmise du pouvoir spirituel sur le pouvoir temporel est éloquente, même si on l'aurait mieux vue dans Don Carlos. Entendons-nous bien, la production n'a rien de désastreux: elle est d'un bon faiseur, même si elle relève du prêt-à-porter plus que de la haute couture. Mais que de convention dans la direction d'acteurs et quelle neutralité dans les affrontements! Une mise en place efficace mais sans génie: on attendait plus dans l'opéra de la chair de poule par excellence. Seule idée originale: faire mourir debout, transfigurée, mais le soir de la première un rideau récalcitrant est venu ruiner un effet que l'on aura tout le temps de goûter dans les années à venir.

Plus de routine que d'inspiration

À défaut de nouveauté scénique, allait-on faire des découvertes musicales? La direction de Daniel Oren est désormais un classique à Paris. Elle a ses mérites, ne serait-ce que d'exalter les camaïeux sonores impressionnistes de l'Orchestre de l'Opéra. Mais c'est au détriment de la tension électrique qui devrait vous tétaniser de la première à la dernière note. Comment ne pas être frappé par le décalage entre l'épuisante dépense d'énergie du chef israélien au pupitre et le jeu peu explosif de l'orchestre?

Pas de surprise avec la Tosca au chant généreux et opulent de Martina Serafin, plus vériste que tragédienne, un peu trop plébéienne. Déception avec le Mario assez convenu de Marcelo Alvarez, qui accentue plus que de raison des nuances et effets trahissant un certain déficit d'endurance. Quant à , qui fit faire une annonce pour se déclarer souffrant, on aimerait avoir l'adresse de son médecin car son premier Scarpia fut un sacré morceau en termes de plénitude vocale et d'art du chant, le seul à mettre sa griffe sur un spectacle où l'on sent plus de routine que d'inspiration.

«Tosca», jusqu'au 28 novembre à l'Opéra Bastille (Paris XIIe) .

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